Le député de René-Lévesque, Yves Montigny, croit qu’un partenariat avec le secteur privé pourrait faire débloquer le projet de pont sur la rivière Saguenay, si le gouvernement fédéral ne s’engage pas à contribuer au 25% de financement qui manque à sa réalisation.

M. Montigny mentionnait en entrevue vendredi matin sur nos ondes que la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette, n’était favorable au 3e lien pour la Ville de Québec qu’à condition que le privé s’en mêle.

Il affirme qu’il en serait de même pour le projet nord-côtier et qu’un consortium se serait d’ailleurs montré intéressé à explorer une implication dans le projet de 4,2 milliards de dollars, ce que confirme la corporation ID Manicouagan.

D’ailleurs, Yves Montigny explique en ce sens pourquoi son gouvernement n’a pas voulu révéler tout le contenu de l’étude de faisabilité l’automne dernier, ce que lui reproche le Parti québécois.

Autrement dit, selon le député, si la CAQ dévoilait le contenu intégral de l’étude trop tôt, elle se tirerait dans le pied dans un éventuel partenariat public-privé.

Pour des raisons de stratégie politique, le député admet qu’il ne pouvait dévoiler cette information tant qu’il était président du caucus du gouvernement, poste dont il a démissionné il y a une semaine.