Le député de René-Lévesque, Yves Montigny, estime qu’en l’absence d’un plan d’affaires et d’un dossier de présentation complet, le projet de traversier entre Rimouski et Forestville peut difficilement cheminer dans les officines gouvernementales.

Québec serait toujours dans l’attente d’un plan d’affaires complet quant au financement du projet de 14 millions de dollars.

Mais récemment, la Corporation de liaison maritime Rimouski-Forestville, dirigée par les maires des deux villes, a décidé de ne plus s’impliquer dans le projet de retour d’un navire entre les deux rives.

La corporation avait pour rôle de faciliter l’octroi de l’aide gouvernementale et de ficeler la structure financière pour aider le promoteur, soit les Industries Rilec.

Ce dernier a récemment reçu un ultimatum de ses partenaires investisseurs qui auraient souhaité des garanties de la part du gouvernement.

Cependant, la ministre responsable du Bas St-Laurent, Amélie Dionne, citée par Radio-Canada, a indiqué que ‘le fait que la Corporation ne soit pas à la tête du projet n’est pas un obstacle, puisque le promoteur privé, en tant qu’entreprise, peut bénéficier de différents leviers économiques, notamment par l’entremise d’Investissement Québec’.

Le promoteur demande neuf millions de dollars au gouvernement du Québec, ce que le député Yves Montigny trouve considérable.

Le député insiste à dire que même si c’est le promoteur qui doit présenter le dossier lui-même, le retour d’un traversier est loin d’être remis en question.