Une importante mission commerciale a pris fin, ce jeudi à Rivière-du-Loup. Elle mettait notamment en vedette de joueurs de l’industrie navale québécoise.
Organisée par l’association Naval Québec, cette tournée de quatre jours aux quatre coins de l’Est-du-Québec a permis aux participants de jeter les bases de partenariats d’affaires porteurs. Tout près de 80 personnes, dont de nombreux entrepreneurs de la région, ont participé à l’événement.
L’arrêt en sol louperivois de la tournée a notamment été rendue possible grâce à l’implication de la Chambre de commerce de la MRC de Rivière-du-Loup, des Halles d’innovation et de formation avancée ainsi que de Soucy Industriel. Son président, Frédérick Soucy, croit au potentiel régional pour l’avenir du développement naval et maritime, notamment avec la présence du port de Gros-Cacouna. La manne découlant de cette industrie pourrait être intéressante pour de nombreuses entreprises locales.
« J’ai un nom qui me vient en tête. J.S. Levesque pourrait contribuer au niveau de tout ce qui est moteur diesel. Je voyais tantôt les gens des Industries Desjardins qui étaient ici aujourd’hui. Au niveau électricité, c’est la même chose. Il y a aussi des ouvertures au niveau de la plomberie et de la ventilation. Bref, il y a tellement de choses dans un navire », de préciser Frédérick Soucy.
L’initiative s’inscrit dans un contexte économique particulièrement favorable, marqué par un intérêt du gouvernement fédéral pour le secteur naval. Frédérick Soucy est d’avis que les entrepreneurs régionaux ne doivent pas rester les bras croisés.
« Éventuellement, ce sont nos gouvernements qui vont investir dans le maritime. On le sait avec la garde côtière, la défense et ainsi de suite. Puis les armateurs du Saint-Laurent, il y a quand même beaucoup d’entreprises qui ont le vent dans les voiles. Ils veulent exporter davantage. On le voit avec ce qui se passe avec les États-Unis. On va se diriger beaucoup plus vers l’Europe. D’afficher présent puis d’être dans le trafic pour ce milieu-là, je pense que ce sont des opportunités qu’il ne faut pas laisser passer. On dit souvent qu’il faut sauter dans le train pendant qu’il passe. Mais là, je pense qu’il faut sauter dans le bateau pendant qu’il passe », de confier Frédérick Soucy.
Jonathan Munn, directeur des retombées industrielles et technologiques au Chantier Davie, croit qu’une telle activité de maillage pourrait être profitable pour la région.
« Je dirais qu’aujourd’hui, c’est embryonnaire de ce qu’on a pu voir de notre côté. C’est sûr que ça peut devenir une pépinière à idées pour éventuellement avoir un projet qui pourrait venir se faire tester ici, et ce, en collaboration avec les Halles et peut-être des partenaires locaux également », de préciser Jonathan Munn.