L’histoire de Samuel Boucher, qui vient tout juste de compléter un évènement Ironman à Ottawa en moins de 15 heures, est tout sauf banale.

Le Louperivois de 25 ans s’est confié, cette semaine, dans le cadre d’une entrevue sur le chemin qu’il a emprunté à travers les années. De son propre aveu, c’est dans le cadre d’une soirée familiale, tenue en marge des célébrations de Noël, que le déclic s’est fait. Il faisait alors osciller la balance à plus de 400 livres et ses journées étaient souvent passées entre les quatre murs de sa chambre pour jouer à des jeux vidéo. Il a alors pris la décision toute simple de sortir marcher et de changer ses habitudes de vies. Depuis, il n’a jamais cessé de faire passer sa santé avant tout.

« C’est arrivé un 25 décembre. J’étais un peu tout seul dans mon coin, puis je ne sais pas, j’ai comme réalisé sur le coup que là, ça n’allait vraiment pas bien puis qu’il fallait que je change de quoi. Puis littéralement, le lendemain matin, en plus, ce qui est drôle, c’est que j’ai quand même tout de suite pensé à prendre des photos. On dirait que mentalement, je savais déjà que j’allais le faire. Puis le lendemain, j’ai commencé à mieux manger et à marcher », de préciser Samuel Boucher.

 

 

Samuel Boucher parle d’un parcours qui s’est fait un jour à la fois. Il aura passé par toute la gamme des émotions au cours de son aventure. Même si les résultats n’ont pas été immédiatement au rendez-vous, la persévérance ainsi que la volonté de continuer ont fait leur œuvre. Il avoue même être envahi, encore aujourd’hui du syndrome de l’imposteur, et ce, malgré le fait qu’il ait complété son premier marathon l’an dernier et qu’il ait réussi à franchir le fil d’arrivée du Ironman d’Ottawa la fin de semaine dernière après avoir parcouru 3,8 km de nage, 180 km de vélo et 42,2 km de course à pied.

« Ouais, j’aimerais peut-être un peu plus m’impliquer dans des clubs de course. Aussi, niveau coaching, je sais qu’il y a quand même beaucoup de personnes qui me demandent de les aider. J’ai un peu un syndrome l’imposteur, on peut dire, aussi », de préciser le principal intéressé.

 

 

Fier de son parcours au cours des dernières années, Samuel Boucher entend bien faire profiter les autres de son expérience. Il n’écarte pas la possibilité de s’impliquer au sein des différents clubs locaux de course. Son histoire pourrait assurément en inspirer plus d’un à poser des petits gestes qui, une fois accumulés, offrent des résultats plus que concrets.