La défense de Bois ouvré et Séchoirs de Beauce a amorcé la présentation de sa preuve, hier, au procès concernant l’explosion mortelle survenue en septembre 2021.
Son seul témoin, l’ingénieur et expert en gestion des risques d’explosion Hugues Châteauneuf, affirme qu’il n’y avait pas d’accumulation significative de poussière de bois dans l’usine. Selon lui, les photos des lieux ne démontrent pas une concentration suffisante pour provoquer une explosion généralisée.
Il soutient également qu’une seconde déflagration aurait été attendue si de grandes quantités de poussière avaient été présentes ailleurs dans l’usine. L’expert estime que les concentrations dangereuses de poussière sont peu probables dans un environnement de travail normal.
Il a aussi indiqué que certains résidus grossiers observés ne présentent pas de risque d’explosion. Enfin, il a critiqué la formation offerte aux employés, la jugeant trop générale et mal adaptée aux risques liés aux poussières combustibles.
Son témoignage doit se poursuivre jusqu’à vendredi.