L’Union des producteurs agricoles (UPA) et la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) font front commun.
Les présidents des deux entités ont respectivement pris la parole mercredi matin pour dénoncer ce qu’ils considèrent être une concurrence déloyale du gouvernement québécois. Ce dernier favoriserait, toujours selon eux, la mise en marché du bois en provenance de la forêt publique au détriment des 162 900 propriétaires de forêt privée. Cette situation avait d’ailleurs été soulignée en 2024 lors d’une conférence de presse similaire tenue à Saint-Modeste. Pour Martin Caron, président de l’UPA, il est primordial d’obtenir des engagements clairs de la part du gouvernement de la CAQ, mais aussi des partis politiques qui aspirent au pouvoir.
« On va interpeller la population ici pour bien vulgariser nos messages. On parle de nos ressources ici au Québec. Nos forêts, ce sont nos ressources à nous autres. Ça nous appartient. On parle des terres agricoles, c’est la même chose. Ce sont des ressources qui sont importantes par rapport à toute l’autonomie et la sécurité alimentaire. C’est la même chose pour nos érables », de préciser Martin Caron.
Pour sa part, Pierre Lemieux, deuxième vice-président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, n’a pas mâché ses mots. Il avait encore en tête une sortie de l’ancien ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, effectuée à la Table nationale de la forêt privée où il avait annoncé d’excellentes nouvelles… pour la forêt publique. Selon lui, l’inaction gouvernementale prolongée dans ce dossier dépasse maintenant la déconnexion.
« Là, on ne parle plus de déconnexion, on parle de schizophrénie. C’est triste, mais ce ministre-là a un cabinet. Il est supposé être connecté avec la réalité. Mais on arrive, le chef du cabinet est là et on nous annonce une baisse du prix de la fibre de la forêt publique à la table nationale de la forêt privée », de dire Pierre Lemieux.
L’UPA et la FPFQ adresseront donc un questionnaire commun à tous les partis politiques de la province sur leurs engagements futurs, tout en mentionnant qu’ils auront bien en mémoire les réponses obtenues.