La MRC de La Nouvelle-Beauce s’interroge sur le projet de ligne de 315 kV d’Hydro-Québec.
Ce projet s’inscrit dans l’axe Appalaches–Bas-Saint-Laurent. Deux tracés sont actuellement à l’étude pour cette infrastructure majeure. Ils s’étendraient sur environ 250 kilomètres entre deux régions du Québec.
Plusieurs municipalités de la Beauce seraient directement touchées. On retrouve notamment Saint-Elzéar, Sainte-Marie et Frampton sur le parcours. Les élus locaux ont rapidement exprimé leurs préoccupations. Ils craignent des conséquences importantes et durables sur leur territoire.
Les terres agricoles figurent parmi les milieux les plus vulnérables. Les érablières et les zones boisées pourraient aussi être affectées. Les paysages, considérés comme un atout régional, sont également en jeu. Malgré ces inquiétudes, les décideurs ne s’opposent pas au projet énergétique. Ils insistent toutefois sur l’importance de bien planifier son intégration. Le respect des communautés et de leur environnement est au cœur des demandes.
Une résolution officielle a été adoptée par les élus de la MRC. Cette dernière vise à privilégier une alternative à la ligne aérienne. L’enfouissement des infrastructures est proposé comme solution. Cette option est jugée plus respectueuse du milieu. Elle permettrait de réduire significativement les impacts visuels et environnementaux.
Les élus estiment aussi qu’elle améliorerait la résilience du réseau. Les conditions climatiques extrêmes sont de plus en plus fréquentes. Les vents violents et le verglas représentent des risques réels. Une ligne souterraine offrirait une meilleure fiabilité selon eux.
La démarche de la Nouvelle-Beauce s’inspire de celle de Bellechasse. Cette MRC voisine a adopté une position semblable récemment. Le préfet Olivier Dumais appuie fortement cette orientation. Il rappelle la responsabilité des élus envers les générations futures.Les décisions prises doivent être durables à long terme.
Hydro-Québec poursuit pour sa part ses consultations publiques. La population est invitée à participer via un sondage en ligne en cliquant ici.