Hier, au jour 3 du procès pour négligence criminelle intenté contre Bois ouvré et Séchoirs de Beauce au Palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce, Éric Roy a témoigné.

Le directeur des opérations de l’usine Bois ouvré de Beauceville affirme qu’il ignorait complètement les dangers liés à la poussière de bois au moment de l’explosion mortelle en 2021. M. Roy soutient n’avoir reçu aucune formation en santé et sécurité concernant les risques d’explosion. Il affirme même que s’il avait été au courant des dangers, il aurait fermé l’usine.

Le gestionnaire dit aussi s’être senti dépassé par la charge de travail et le manque de ressources administratives. Selon lui, plusieurs problèmes de sécurité devaient être corrigés dans l’usine. Des travaux de toiture étaient en cours au moment du drame, incluant l’utilisation de flamme vive. Éric Roy a raconté avoir vu une boule de feu foncer vers lui avant d’être brûlé au visage et aux bras. Toujours invalide en raison d’un choc post-traumatique, il affirme garder des souvenirs très vifs de l’explosion.

Dans ce dossier, le ministère public reproche notamment aux entreprises une mauvaise gestion de la poussière de bois et l’absence d’avertissement aux couvreurs. Trois travailleurs ont perdu la vie et cinq autres ont été blessés dans la déflagration.