Mario Bastille a livré, vendredi matin, un plaidoyer en faveur d’une participation citoyenne importante lors des rencontres tenues par la Société des traversiers du Québec qui auront lieu la semaine prochaine.

L’objectif de ces rencontres est d’informer la population sur le projet de terminal de traverse au port de Gros-Cacouna. Dans un message partagé sur les médias sociaux, le maire de Rivière-du-Loup est revenu sur les cinq dernières années, où il a essayé de comprendre cette décision du gouvernement. Il dit avoir tout fait pour alerter les citoyens, les médias et les décideurs des nombreux questionnements qui l’habitent et des apparentes irrégularités qui entachent ce dossier.

Selon Mario Bastille, il est minuit moins une. Le maire dit presque entendre l’horloge sonner, avouant ressentir une certaine fatigue. Il avoue toutefois ne pas vouloir abandonner. Il lance ainsi un appel aux citoyens, pour qu’ils assistent en grand nombre aux rencontres organisées par la Société des traversiers du Québec.

Deux séances, qui nécessitent une inscription au préalable, sont prévues à Rivière-du-Loup mardi prochain à 14 h et 19 h.

Voici l’intégralité du message partagé par Mario Bastille :

Comme vous le savez, la délocalisation de la traverse de Rivière-du-Loup, une décision du gouvernement du Québec, me désole au plus haut point.
C’est pour moi un acquis important arraché aux gens de Rivière-du-Loup. C’est une source d’instabilité économique dont les contrecoups seront perceptibles pour encore toute une génération.
C’est une décision prise sans l’acceptation sociale de la grande majorité des citoyens. Une chicane régionale dont personne n’avait besoin.
C’est surtout une décision que le gouvernement est incapable d’expliquer sur la place publique avec des faits avérés et des données probantes.
À titre d’élu, il me sera toujours difficile de comprendre ceci : comment une décision aussi importante peut être prise sans qu’on l’explique aux gens concernés?
Dans mon parcours politique, des décisions difficiles ont été prises. Mais je me suis toujours fait un devoir de les expliquer, même le samedi matin en faisant l’épicerie, quand on me demandait des comptes. Par devoir et par respect des citoyens.
Que ça coûte plus cher de maintenir le service à Rivière-du-Loup, je veux bien le croire. Mais qu’est-ce qui fait que ça coûte plus cher? C’est ça qu’on aurait aimé savoir.
Depuis plus de cinq ans, j’essaie de comprendre. J’ai tenté par tous les moyens d’alerter les citoyens, les médias et les décideurs des nombreux questionnements qui m’habitent et des apparentes irrégularités qui entachent le dossier. Mais il est minuit moins une. J’entends presque l’horloge sonner.
La fatigue se fait sentir. Je ne veux pas abandonner, je ne peux pas abandonner. Mais j’ai besoin de vous, chers concitoyens. À moins d’une démonstration claire de l’attachement des Louperivois à leur traverse, nous devrons nous contenter de voir passer le bateau sans en accueillir les occupants, comme nous le faisons depuis plus de 115 ans.
La Société des traversiers du Québec tiendra dans les prochains jours une série de rencontres pour informer la population de son projet de terminal de traverse au port voisin. Les places sont limitées, il faut s’inscrire. Si vous avez une heure de votre temps à investir, c’est maintenant. Deux séances sont prévues à Rivière-du-Loup mardi le 2 juin, à 14 h et à 19 h.
Si vous partagez certaines de mes préoccupations, que vous pouvez consulter au VilleRDL.ca/traverse, n’hésitez pas à les partager en retour lors de ces rencontres. Posez des questions, exigez des réponses.
Peut-être qu’ensemble, à force d’insistance, nous aurons le droit de mieux comprendre ce grand projet, avant que le Trans-Saint-Laurent n’effectue son dernier voyage et qu’une page d’histoire se tourne sur Rivière-du-Loup.