AMT Moulage, ayant pignon sur rue à Saint-Cyprien, a subi peu de contrecoups des tarifs douaniers imposés par le président américain, tant sur la vente des pièces fabriquées que sur le prix de l’aluminium constituant la matière première de l’entreprise. La situation tranche grandement avec les inquiétudes médiatisées à pareille date l’an dernier.
Répondant à nos questions mardi matin, Frédéric Jean, président-directeur général de l’usine de moulage sous pression, a indiqué que la plupart des clients directs étant situés au Canada, les effets des surtaxes n’ont pas eu d’impacts négatifs. Le dirigeant précise aussi que la revente hors des frontières par les clients canadiens n’a pas été affectée, et ce, en raison des ententes comprises dans l’ALENA.
« En ce qui concerne les produits qu’on vend, on n’a pas été visé par des tarifs douaniers parce que ces produits-là sont conformes aux règles d’origine de l’entente de libre-échange nord-américain », de dire Frédéric Jean.
Quant à l’aluminium utilisé dans la fabrication des différentes composantes, la situation aurait pu être catastrophique, n’eût été du retrait des contre-tarifs que voulait imposer le gouvernement canadien en 2025 en riposte à la guerre économique de Donald Trump.
« Il y a eu, à un certain moment, des contre-tarifs que le gouvernement du Canada avait l’intention d’appliquer et qui a visé l’aluminium qu’on achète. Ça, pour nous, dans toute la situation qu’on a vécue, c’est ça qui a été la plus grande menace à laquelle on a été exposé parce que l’aluminium, ça représente, dépendamment de nos produits, disons entre un quart et la moitié de notre prix de vente. Le gouvernement canadien a décidé par la suite, sagement, de protéger les entreprises », de confier le dirigeant d’AMT Moulage.
Par ailleurs, bien que le marché de la voiture électrique soit soumis à différentes fluctuations, il a fait croître la production globale de l’entreprise qui donne du boulot à plus d’une centaine de personnes.
« On a été affecté à un moment donné par certains retards dans des contrats qui tardaient à lever. Finalement, au cours des derniers mois, on a commencé à avoir des volumes significatifs sur ces nouveaux contrats-là. Notre niveau d’activité est plus élevé qu’il l’était l’année dernière. Donc, un dans l’autre, oui, certains types de produits ont peut-être tenu des reculs. Il y en a d’autres qui connaissent des progressions. Au net, chez nous actuellement, on est plutôt en croissance », de conclure Frédéric Jean.