Un pas de plus a été franchi vers la production de la première goutte de gaz naturel liquéfié à l’usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup.

Les élus ont approuvé, lundi soir en séance extraordinaire, un avenant à une entente avec Terreau Biogaz, qui capte le gaz produit au lieu d’enfouissement technique pour le brûler et ainsi engendrer des revenus grâce à des crédits compensatoires carbone. Selon le maire Mario Bastille, cette procédure est nécessaire, car la SÉMER aura besoin, pour les trente prochains jours, que du gaz soit détourné vers l’usine de biométhanisation afin de permettre éventuellement la production de GNL.

« On sait que c’est un projet qui est sur la table quand même depuis longtemps, donc on est rendu à cette étape-là. Dans les prochaines semaines, il y aura un détournement des gaz du lieu d’enfouissement technique pour les amener directement aux installations de la SÉMER pour pouvoir arriver à produire du GNL », de dire le maire de Rivière-du-Loup.

 

 

L’adoption d’un avenant aura des incidences monétaires pour la Ville de Rivière-du-Loup, qui se privera de revenus en crédits compensatoires de carbone de 1 600 $ par jour, soit près de 50 000 $ pour le mois. Elle devra aussi compenser Terreau Biogaz pour près de 33 000 $. Selon le maire, il s’agit toutefois d’un mal nécessaire.

« Ce qu’il faut se dire, c’est que tout le temps qu’on a profité de nos crédits carbone, ça a été une bonne chose de pouvoir le faire. S’il y a des installations permanentes et que ça fonctionnera, il y aura une façon de détourner une partie qui ira au LET, mais une partie qu’on pourra recevoir aussi des crédits carbone », de mentionner Mario Bastille.

 

 

Par ailleurs, Michel Lagacé confirme que la purge de l’humidité dans les canalisations de l’usine se poursuit. Selon le président de la SÉMER, il y aura des tests dans les prochains jours afin de tester les soufflantes en lien avec le gaz en provenance du lieu d’enfouissement technique. À la fin du mois d’avril, des spécialistes de l’usine de la Californie, qui ont construit le turbodétendeur, seront sur place afin de le mettre en marche, et ce, afin de débuter la phase des pré-tests.