Le procès pour négligence criminelle des entreprises Bois ouvré et Séchoirs de Beauce a repris, mardi, avec le témoignage d’un ancien cadre Daniel Lafontaine.
La déflagration mortelle de 2021 à Beauceville n’aurait pas été un cas isolé dans les installations du groupe Matra. Daniel Lafontaine a témoigné qu’une explosion similaire s’était déjà produite en 2019 à Saint-Martin.
Dans cette usine alors exploitée par Matra, un travailleur avait subi de graves brûlures aux mains après une explosion de poussière de bois. Selon le témoignage, la fumée provenait d’un système lié à la transformation de granules de bois contenant de la ripe très fine.
L’ancien directeur affirme qu’aucune formation spécifique sur les risques explosifs de la poussière de bois ne lui avait été donnée à l’époque. Il explique avoir compris après coup que le mélange air-poussière peut devenir aussi dangereux qu’un gaz inflammable.
La défense soutient toutefois que ce type d’explosion demeure rare et difficile à prévenir complètement dans ce genre d’usine industrielle.
Bois ouvré et Séchoirs de Beauce sont actuellement jugées pour négligence criminelle liée à l’explosion du 20 septembre 2021. Cette tragédie a causé la mort de trois employés, soit Martin Roy, Mario Morin et Jean Lachance, et a blessé cinq autres travailleurs.
Le procès entend démontrer qu’un incendie survenu lors de travaux de toiture aurait déclenché une accumulation explosive de poussière de bois.