Près d’une centaine de citoyens se sont réunis cette semaine pour parler des impacts de la carrière Jean Fournier, située à proximité de leurs résidences.

Après des années de cohabitation, plusieurs résidents disent en avoir assez du bruit, de la poussière et des dynamitages.

Lors de la rencontre organisée par le conseiller municipal Marc Rainville, des citoyens ont également rapporté des vibrations et des dommages présumés à certaines propriétés.

Ils s’inquiètent aussi de l’impact possible des activités de la carrière sur la valeur de leurs maisons.

La mobilisation a été suffisamment importante pour mener à la création d’un comité citoyen.

Le comité devra maintenant documenter la situation et formuler des recommandations qui pourraient éventuellement être présentées au conseil municipal.

Marc Rainville insiste toutefois sur un point : il n’est pas question, selon lui, de demander la fermeture de la carrière.

L’objectif serait plutôt de trouver un compromis permettant à l’entreprise de poursuivre ses activités tout en réduisant les impacts sur les résidents.

Parmi les pistes évoquées, il pourrait notamment être question de déplacer certaines activités d’extraction vers un autre secteur.

Du côté de Jean Fournier, on affirme être à l’écoute des citoyens.

L’entreprise dit recevoir occasionnellement des préoccupations, principalement concernant les dynamitages, et assure prendre ces demandes au sérieux.

Jean Fournier affirme également avoir déjà ajusté ses méthodes de dynamitage afin de réduire les impacts sur le voisinage.

Les activités sont progressivement orientées dans une direction qui éloigne l’exploitation du secteur Saint-Georges, et les dynamitages sont planifiés, lorsque possible, à des moments où plusieurs résidents sont au travail.

L’entreprise assure par ailleurs respecter les normes environnementales ainsi que les autorisations qui encadrent ses activités.

Elle affirme aussi ne pas avoir agrandi récemment sa zone d’exploitation et soutient que l’intensité de ses opérations demeure comparable à celle des dernières années.

La carrière est exploitée au même endroit depuis les années 1980.

Jean Fournier compte aujourd’hui plus de 50 employés et rappelle son importance pour l’économie régionale.

Le dossier est donc loin d’être réglé.

Le comité citoyen doit maintenant recueillir des données et documenter les préoccupations du voisinage.

Et Marc Rainville entend ensuite porter le dossier devant le conseil municipal.