L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, l’APTS, sonne l’alarme concernant la situation sur la Côte-Nord.

Dans le cadre de sa campagne Un réseau fort : et si on osait pour vrai?, le syndicat affirme que les difficultés d’accès aux soins dans les régions éloignées ne sont plus une fatalité… mais bien le résultat de problèmes qui tardent à être réglés.

Selon Kevin Newbury, représentant national de l’APTS sur la Côte-Nord, la région contribue énormément à l’économie du Québec, mais continue de faire face à un manque de services essentiels qui complique le recrutement de professionnels de la santé.

Le syndicat pointe notamment le manque de logements disponibles, la pénurie de places en garderie, les coûts plus élevés de la vie en région ainsi que l’absence de transport collectif efficace. Des obstacles qui découragent plusieurs travailleurs de venir s’établir sur la Côte-Nord et qui contribuent à maintenir des postes vacants.

Résultat : les équipes déjà en place doivent absorber une charge de travail toujours plus lourde, tandis que les citoyens attendent plus longtemps pour obtenir des soins et des services.

L’APTS rappelle également que la Côte-Nord, avec le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et l’Abitibi-Témiscamingue, fait partie des régions où la pénurie de logements et de places en services de garde est la plus importante.

Pour améliorer la situation, le syndicat propose notamment la construction de logements temporaires destinés aux nouveaux employés du réseau de la santé, la création de CPE intégrés aux établissements de santé ainsi qu’une bonification des primes d’éloignement afin de mieux compenser les réalités de la vie en région.

Pour l’APTS, investir dans ces mesures coûterait beaucoup moins cher que de continuer à dépendre de la main-d’œuvre indépendante et de voir les délais s’allonger pour les patients de la Côte-Nord.