Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec estime que la Côte-Nord est l’une des régions dont ses membres sont les plus touchés par les abolitions de postes.

Une vingtaine d’emplois de fonctionnaires provinciaux ont été perdus depuis bientôt deux ans dans la région, soit une diminution de 11%.

Il reste 162 fonctionnaires dans la région.

Ce constat survient au moment où tous les partis politiques, sauf Québec solidaire, promettent de sabrer dans la fonction publique.

Selon le SPGQ, le télétravail a sa place dans les secteurs éloignés mais le syndicat se questionne à savoir s’il n’est pas en train de miner la régionalisation des postes.

En effet, le syndicat rappelle aux futurs élus que de réduire le nombre de postes en Côte-Nord n’éliminera pas les visioconférences qui permettent d’offrir de bons emplois dans des régions qui en ont bien besoin.

Le Nord-du-Québec, la Gaspésie et l’Abitibi-Témiscamingue sont les autres régions qui ont été affectées par ces abolitions de postes de façon disproportionnée par rapport aux grands centres.

Un sondage de l’hiver dernier indique que trois citoyens sur cinq observent une augmentation des délais dans leurs services et près d’un sur cinq constate des bris de service.