Une épée de Damoclès est toujours suspendue au-dessus de la tête de Fabian Antoine et des membres de sa famille.

Le Belge, établi dans le KRTB depuis près de trois ans, poursuit ses démarches afin d’obtenir le droit de rester au Québec. Son permis de travail pour travailleurs étrangers vient à échéance le 15 novembre prochain. En mars dernier, il avait obtenu le droit de présenter une demande de Certificat de sélection du Québec. Il a depuis rempli de nombreux documents afin de faire progresser son dossier.

Cependant, son dossier stagne et il affirme n’avoir reçu aucune nouvelle du ministère de l’Immigration. À l’approche de la date fatidique du 15 novembre, le niveau d’inquiétude de Fabian Antoine et de sa famille atteint un sommet. Il craint de devoir retourner en Belgique et d’abandonner la vie qu’il s’est bâtie au Québec. 

« Nous, depuis le début, on joue le jeu, on suit la procédure, on fait ce qu’il faut faire quand il faut le faire. On subit aussi les changements de règles. Quand le ministre de l’Immigration se lève le matin en décidant de changer les règles, on subit tout ça depuis trois ans. Là, on a tout fait pour le dossier du CSQ au début du mois de mai. Je peux vous montrer sur mon application, c’est toujours marqué que mon dossier est en attente de traitement. Personne n’a daigné ouvrir notre dossier », de confier Fabian Antoine.

 

 

Son employeur, Vincent Beauchesne, du Groupe Véloce, ne cache pas son indignation. Il dénonce notamment le manque d’empathie du gouvernement du Québec dans ce dossier. L’homme d’affaires affirme par ailleurs que son entreprise n’est pas la seule à devoir se battre pour conserver des travailleurs étrangers, même lorsque ceux-ci présentent des dossiers sans tache. 

« Je suis un porte-parole des entrepreneurs qui vivent le même problème. Je veux que le système change, qu’on arrête de s’enfarger dans les fleurs du tapis, ça n’a pas de bon sens », de fustiger Vincent Beauchesne.