Le projet de loi « Gabie Renaud » a été adopté la semaine dernière à l’Assemblée nationale.

La nouvelle loi permettra à une femme qui craint pour sa sécurité d’obtenir des renseignements concernant les antécédents en matière de violence conjugale d’un partenaire intime. L’adoption de cette législation a été unanimement saluée dans la région. Plusieurs avocats, qui ont requis l’anonymat, ont manifesté leur satisfaction par rapport à la mise en application de la nouvelle loi. Pour sa part, Jacinthe Maurice, avocate de la défense, croit qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction pour mieux protéger les femmes et pour prévenir d’éventuels féminicides.

« En fait, c’est une très bonne chose. Donc, même si je suis avocate de la défense, vous comprenez qu’on ne défend pas le crime. Donc, c’est sûr que le Barreau a également pris position par rapport à cette loi-là et tout le monde est en faveur de cette loi », de mentionner Jacinthe Maurice.

 

 

Contrairement à certains de ses collègues, Me Jacinthe Maurice ne croit toutefois pas que l’imposition de la présomption de culpabilité, auprès des récidivistes, soit une bonne option. L’avocate milite plutôt pour que des ressources additionnelles soient investies en prévention auprès des hommes.

« Je vais peut-être vous surprendre, mais moi, en travaillant avec des hommes qui parfois reconnaissent justement avoir des problèmes au niveau de la gestion de leur émotion, de la violence, je pense qu’il n’y a pas assez de prévention pour les hommes. Les hommes, on ne leur apprend pas à gérer leur colère. Puis après, on se surprend de voir qu’il y a un très haut taux de violence dans les relations intimes », de confier l’avocate de la défense.