Un autre organisme vient soulever le caractère défraîchi de l’assurance-emploi dans le cadre du marché du travail actuel.

Banques alimentaires Canada indique dans son dernier bulletin sur la pauvreté que la main-d’oeuvre s’est orientée vers le travail à temps partiel, temporaire et contractuel, tandis que l’assurance-emploi ne s’adresse qu’à une main-d’oeuvre de plus en plus réduite, qui occupe un emploi stable à temps plein chez un seul employeur.

Citée par la Presse canadienne, la directrice générale de Banques alimentaires Canada affirme que le système de l’assurance-emploi désuet représente l’une des plus grandes menaces pour la résilience du Canada alors que le chômage demeure élevé et que les ménages peinent à suivre le rythme du coût élevé de la vie.

Le rapport suggère que les critères d’admissibilité à l’assurance-emploi sont au coeur du problème, car ils exigent des travailleurs qu’ils accumulent un nombre déterminé d’heures assurables dans un délai fixe.

Action chômage Côte-Nord endosse ces conclusions.

En réponse, la ministre fédérale de l’Emploi, Patty Hajdu, a mentionné lundi dans une déclaration publiée par son cabinet que son ministère examinait le rapport de Banques alimentaires Canada dans le but de renforcer le filet de sécurité sociale.