Les alumineries s’en tirent mieux que prévu en dépit de l’imposition de droits de douane de 50% depuis un an par les Etats-Unis sur l’aluminium canadien.

Pour les grands producteurs du pays, la situation serait moins pénible qu’anticipée.

C’est du moins ce qu’affirme le président et chef de la direction de l’Association de l’aluminium du Canada, Jean Simard, qui a comme membres les alumineries des compagnies Alouette, Alcoa et Rio Tinto Alcan.

Interrogé par la Presse canadienne, monsieur Simard indique que les entreprises opèrent à 95% de leur capacité et qu’aucune mise à pied n’a été observée.

Rappelons que le 4 juin 2025, l’administration du président Donald Trump faisait passer les droits de douane sur l’aluminium et l’acier de 20 à 50%.

Les producteurs canadiens ont d’abord encaissé des pertes puisque les clients américains refusaient d’assumer la hausse des prix.

Les pertes se chiffrent à près de 600 millions de dollars américains au cours des sept à huit premières semaines parce que les alumineries devaient continuer à livrer du métal qui avait été contracté.

Cette situation s’est toutefois résorbée.

Du reste, Jean Simard indique que la situation iranienne constitue un nouveau facteur à mettre dans la balance.

Des alumineries du Moyen-Orient ont dû fermer des lignes et la production qui devait être acheminée vers l’Europe et les Etats-Unis se trouve bloquée dans le détroit d’Ormuz, selon M. Simard.

S’ensuit un resserrement du marché en faveur de l’aluminium canadien, ce qui, selon le président de l’association, vient confirmer pour nos voisins du Sud que la seule et unique source sécuritaire d’approvisionnement d’aluminium demeure le Canada.