La dynamique a été complètement différente lors du deuxième atelier d’échanges citoyens organisé par la Société des traversiers du Québec à Rivière-du-Loup.
Contrairement à la séance tenue en après-midi, qui permettait seulement des discussions autour de tables rondes, la trentaine de citoyens ayant répondu à l’appel en soirée ont pu poser leurs questions en toute liberté, et ce, après avoir manifesté leur indignation. Selon Sylvie Vignet, conseillère municipale, les représentants de la STQ et de la SQI n’ont eu d’autres choix que d’obtempérer. Pendant plus de deux heures, les représentants de la STQ et de la SQI ont donc négocié avec des citoyens frustrés de la décision de déménager la traverse à Cacouna.
« On leur a dit que nous autres, on ne fonctionnerait pas avec ça et qu’on leur demandait de nous respecter. Ce qu’on voulait, c’est qu’on pose une question, que tout le monde l’entende et qu’on entende la réponse. Tout le monde. Ils n’ont pas eu le choix d’acquiescer. Ils n’ont pas eu le choix, parce que d’après moi, si ça continuait, tout le monde se levait », de dire Sylvie Vignet.
Par ailleurs, selon différents intervenants présents lors de la soirée, Bruno Verreault, porte-parole de la STQ, aurait confirmé que plus aucune opération de dragage n’aurait lieu à Rivière-du-Loup au lendemain du déménagement de la traverse vers Cacouna. Cette situation viendrait ainsi mettre en péril la survie de la marina, du club nautique et de la Société Duvetnor ainsi que le retour éventuel de Croisières AML.