La première rencontre d’informations et de consultations publiques tenue à Rivière-du-Loup, mardi après-midi, par la Société des traversiers du Québec et la Société québécoise des infrastructures en lien avec le projet de traverse entre Cacouna et Saint-Siméon n’aura pas atténué la grogne chez les opposants au déménagement.
La quarantaine de citoyens ayant répondu à l’invitation ont rapidement exprimé leur déception par rapport à la méthode choisie pour les consulter, soit par l’entremise de tables rondes. Par la suite, les représentants de la STQ et de la SQI, qui étaient en territoire hostile, ont essuyé une pluie de critiques. Marc Morin, initiateur d’une pétition signée par près de 8 000 citoyens en faveur du maintien de la traverse à Rivière-du-Loup, n’a pas été impressionné par la démarche.
« Je me sens comme une cruche aujourd’hui qu’on a essayé de remplir. C’est quoi cette espèce de consultation? Ils te fournissent des questions, c’est à peine s’ils ne te fournissent pas des réponses. Si tu sors du chemin qu’ils ont tracé, ils viennent toute croche, ils n’ont pas de réponses. Ça fait pitié leurs affaires. Ils nous ont juste convaincus qu’on a raison », de préciser Marc Morin.
Très souvent, les intervenants de la STQ et de la SQI peinaient à répondre convenablement aux questions émises par les citoyens. À l’occasion, ces derniers n’avaient tout simplement aucune réponse à fournir à des interrogations légitimes. Christian Pomerleau, de l’entreprise Pomerleau Les Bateaux de Rivière-du-Loup, n’a donc pas hésité à parler d’un exercice bâclé.
« Ce que je déplore le plus, c’est qu’ils nous arrivent avec des décisions prises et aucune réponse aux questions qu’on leur pose qui justifierait leurs décisions », de mentionner Christian Pomerleau.
Malgré un exercice visiblement difficile, Bruno Verreault, porte-parole de la Société des traversiers du Québec, a parlé d’un mal nécessaire. Il s’attendait à un accueil hostile, disant même comprendre la grogne des citoyens.
« On s’attendait à de l’opposition. On s’attendait quand même à plusieurs réactions des gens, puis c’est l’objectif de la démarche, de venir dans le milieu, prendre toutes les informations, de prendre le pouls de la population par rapport au projet de localisation de la traverse. Donc, c’est important la démarche qui est faite dans le cadre de l’étude d’impacts », de dire Bruno Verreault.
Rappelons qu’un exercice similaire aura lieu ce mardi soir, toujours à Rivière-du-Loup, sur le coup de 19 h. La tournée se terminera mercredi soir à Cacouna.