David Dubé est d’avis que le nouveau code du bâtiment du Québec, qui entrera en vigueur en octobre prochain, va alourdir les factures.
Le président de CB4S, qui est au coeur de plusieurs projets de développement dans la région, ajoute sa voix à plusieurs autres acteurs de l’industrie du logement qui dénoncent la hausse des coûts de construction considérable qui pourrait découler du nouveau code et qui devra être refilée aux acheteurs ainsi qu’aux locataires. Il doit déjà négocier, depuis quelques années, avec une hausse du prix des matériaux et une main-d’œuvre plus coûteuse. Un nouveau code du bâtiment plus strict n’aidera évidemment en rien la situation.
« Ça coûte extrêmement cher à construire. Depuis 2020, le prix des matériaux a explosé. La main-d’œuvre a augmenté un peu aussi, mais principalement, ce sont les matériaux. Donc, ça se répercute directement sur les coûts de loyer. Puis là, le nouveau code du bâtiment vient en rajouter une couche de plus », de mentionner David Dubé.
David Dubé, qui est à l’origine de plusieurs projets de construction dans la région, ne cache pas que plusieurs entrepreneurs sont présentement impliqués dans une véritable course contre-la-montre. En effet, ils souhaitent régler les derniers détails de leurs projets avant la mise en application du nouveau code du bâtiment. Dans certains cas, les dédales administratifs viennent toutefois freiner les ardeurs de certains.
« Il faut que la première pelletée de terre soit faite avant cette date limite pour pouvoir utiliser l’ancien code. Après ça, on oublie ça, c’est le nouveau code qui s’applique. Puis, si ça n’a pas été dessiné et estimé en fonction du nouveau code, il y a des coûts qui vont venir avec ça. C’est certain qu’il y a des gens qui accélèrent des projets pour les débuter avant », de confier David Dubé.