Le procès de Keven Deblois s’est poursuivi jeudi au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce.

La défense estime que la preuve présentée par la poursuite demeure insuffisante pour obtenir une condamnation. L’accusé fait face à des accusations de meurtre au deuxième degré, d’outrage à un cadavre et d’incendie criminel.

Son avocate, Me Marie-Laurence Spain, soutient que la preuve repose surtout sur des éléments circonstanciels. Selon elle, les enquêteurs auraient rapidement ciblé un suspect sans preuve directe concluante. La défense avance aussi plusieurs hypothèses concernant la mort de Karine Bélanger. Un décès naturel, une chute, une overdose ou encore un suicide n’auraient pas été exclus par la preuve médicale. Me Spain affirme également que certaines blessures pourraient provenir de l’incendie du véhicule. Concernant l’incendie criminel, elle rappelle qu’aucun témoin n’a vu Keven Deblois sur les lieux.

La poursuite rejette toutefois ces hypothèses, qu’elle qualifie d’irrationnelles et de fantaisistes. La Couronne soutient que plusieurs déplacements de l’accusé après la disparition de la victime soulèvent des questions importantes. Le témoignage de la mère de l’accusé demeure au cœur du dossier présenté au jury. Selon une déclaration faite aux policiers, Keven Deblois aurait admis avoir caché le corps de la victime. La défense soutient toutefois qu’il s’agissait d’un accident et non d’un geste intentionnel.

Le juge Carl Thibault doit maintenant livrer ses directives au jury au début de la semaine prochaine.