Au procès des entreprises Bois ouvré et Séchoirs de Beauce, une contremaître a affirmé que l’alarme incendie n’aurait pas sonné lors de l’explosion mortelle survenue en 2021 à Beauceville.

Julie Provençal a raconté avoir constaté un feu au plafond après qu’une odeur de fumée eut été signalée dans l’usine. Devant la gravité de la situation, elle a demandé une évacuation par radio, estimant le danger trop grand.

Malgré ses avertissements, les trois travailleurs décédés — Jean Lachance, Mario Morin et Martin Roy — se sont dirigés vers les flammes avec des extincteurs. Les victimes avaient reçu une formation sur l’utilisation des extincteurs donnée par des pompiers.

Mme Provençal a aussi expliqué avoir procédé à l’arrêt normal du dépoussiéreur, sans utiliser l’arrêt d’urgence. Quelques instants plus tard, une explosion majeure s’est produite, projetant flammes et débris dans l’usine.

La témoin a indiqué ne pas avoir été informée de travaux sur le toit prévus ce jour-là. Elle a également révélé qu’aucun exercice d’évacuation n’aurait eu lieu depuis son embauche en 2014, malgré des demandes répétées.

Rappelons que les deux entreprises, accusées de négligence criminelle après la mort de trois employés et les blessures de cinq autres, plaident non coupable.