Le procès de Keven Deblois s’est poursuivi hier au Palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce avec un témoignage clé.
Le pathologiste judiciaire Yann Dazé a livré le résultat de ses analyses. Selon lui, la victime serait décédée d’un important traumatisme abdominal possiblement causé par une arme à feu. Le médecin affirme que les blessures observées au foie et à l’estomac ressemblent au passage d’un projectile. Aucun projectile n’a toutefois été retrouvé, ce qui empêche de confirmer cette hypothèse avec certitude. Le spécialiste estime néanmoins qu’un autre type de traumatisme demeure beaucoup moins probable.
Le Dr Dazé soutient également que Karine Bélanger était déjà décédée avant l’incendie du véhicule où son corps a été retrouvé. Aucune trace de suie ni de monoxyde de carbone n’a été détectée dans son organisme.
Le pathologiste a aussi écarté plusieurs scénarios évoqués pendant le procès. Selon lui, ni les problèmes de santé de la victime, ni les substances retrouvées dans son sang, ni l’intervention des pompiers n’expliquent les blessures observées.
Les audiences doivent se poursuivre aujourd’hui avec des débats de droit avant la fin de la preuve de la poursuite. Rappelons que Deblois fait notamment face à une accusation de meurtre au deuxième degré concernant la mort de son ex-conjointe, Karine Bélanger.