Le procès des entreprises Bois ouvré et Séchoirs de Beauce s’est ouvert hier au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce.

Les deux compagnies font face à huit accusations de négligence criminelle à la suite de l’explosion survenue le 20 septembre 2021 à Beauceville. La tragédie avait coûté la vie à trois travailleurs : Mario Morin, Jean Lachance et Martin Roy. Cinq autres employés avaient aussi été blessés lors de la violente déflagration.

Dès la première journée d’audience, plusieurs survivants ont livré des témoignages chargés d’émotion. Rhéal Doyon a raconté avoir vu une immense boule de feu, comparant la scène à « un film de la fin du monde ». Malgré le danger, il est retourné dans l’usine pour porter secours à ses collègues blessés. Une autre témoin, Chantale Ménard, a évoqué les difficultés liées à la poussière et à la ripe de bois dans l’usine.

La Couronne soutient que les entreprises auraient omis d’identifier adéquatement les risques liés à la poussière de bois et aux incendies. Le procès, présidé par la juge Julie Roy, doit se poursuivre pendant plusieurs semaines.