Hier, dans l’enquête publique entourant la mort de la jeune Maëlyne Lugez, à Lévis, un lieutenant de la Sûreté du Québec a affirmé que les recherches n’auraient pas dû être interrompues la nuit de sa disparition.

Selon lui, toute disparition d’enfant doit être traitée comme une situation critique, nécessitant des moyens intensifs et continus. Le soir du 6 novembre 2024, les recherches terrestres avaient pourtant été suspendues vers 21 h 30 par la police locale.

Une décision que la mère de l’adolescente, Céline Caussin, dit ne toujours pas comprendre, un an et demi plus tard. Elle évoque le froid, la noirceur et la possibilité que sa fille soit perdue et en détresse. Aucun maître-chien ni bénévole n’avaient été déployés cette première journée, malgré leur disponibilité.

Du côté policier, on soutient que l’enquête s’est poursuivie autrement durant la nuit. Mais pour la SQ, il aurait fallu élargir rapidement le périmètre et mobiliser davantage de ressources spécialisées. Le corps de Maëlyne a finalement été retrouvé le lendemain en forêt, trop tard pour la secourir. Des témoignages entendus révèlent aussi des enjeux de communication entre les différents services policiers.

L’enquête du coroner se poursuit afin de faire la lumière sur les décisions prises. Et surtout, pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.