Le documentaire UZEB en fusion sera présenté en première mondiale le 29 juin au Festival de jazz de Montréal.
Alain Caron ne cache pas sa fébrilité à quelques semaines de ce moment très attendu chez les amateurs du mythique groupe qui a été formé dans les années 70 puis qui a été dissous en 1992. Le bassiste originaire de St-Éloi garde des souvenirs impérissables sur ces années, qui lui ont permis de gouter à la gloire sur la scène internationale.
« Premièrement, quand on a joué à l’Olympia à Paris, ça a été absolument fantastique. Quand on a joué au Festival de jazz devant 96 000 personnes, c’était aussi absolument mémorable. Quand on a joué à Toronto en première partie de Miles Davis, c’était aussi un moment incroyable, c’était notre idole. Alors, on a vécu beaucoup de beaux moments », de préciser Alain Caron.
En entrevue sur les ondes de Ciel Fm, Alain Caron a mis un frein aux espoirs des amateurs de la première heure du groupe UZEB. Les chances d’une réunion sur la même scène avec Michel Cusson et Paul Brochu, les deux autres membres de la formation, sont minces, voire nulles.
« En 2017, on a décidé de faire une réunion justement pour souligner les 25 ans de la dissolution du groupe. Ça nous a pris quand même pas mal de temps et beaucoup de travail pour ramener le groupe au niveau où on voulait. On ne voulait pas revenir à moitié. Alors, pour refaire ça maintenant avec nos carrières respectives qui n’ont pas diminué, ce serait quand même assez difficile. Il n’y a pas de projet à court terme », de préciser le bassiste de Saint-Éloi.
Par ailleurs, Alain Caron a été flatté lorsqu’il a appris que les deux membres d’Angine de poitrine avaient été influencés par l’une de ses œuvres. Le musicien d’expérience se dit impressionné par ce mystérieux groupe, qui fait un tabac partout où il se produit.
« La musique que ces deux-là jouent est instrumentale, pas de paroles. Ça ressemble parfois à ce qu’on faisait avec UZEB. Rythmiquement, ils sont très, très, très bons. Au niveau mélodique, ce n’est pas tout à fait ce que je recherche, mais je trouve ça vraiment intéressant et il faut applaudir leur audace », de confier Alain Caron.