Un Baie-Comois de 70 ans, source d’inspiration pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson

À 70 ans, le Baie-Comois Yves Langlois s’apprête à relever un défi de taille. Atteint de la maladie de Parkinson, il participera à un marathon d’envergure à Québec cet automne afin de transmettre un message d’espoir et de sensibiliser la population à cette maladie.

Dix ans après avoir couru son dernier marathon, Yves Langlois sort de sa retraite sportive. Depuis son diagnostic, il privilégiait des entraînements réguliers et des courses sur de plus courtes distances. Cette fois, il vise le parcours complet de 42,2 kilomètres.

Son objectif n’est pas de battre un record, mais de démontrer qu’il est possible de continuer à mener une vie active malgré la maladie. Il souhaite également encourager les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à continuer de bouger, puisque l’activité physique contribue à atténuer les symptômes et à préserver la qualité de vie.

Aujourd’hui retraité, Yves Langlois explique qu’il hésitait autrefois à parler ouvertement de sa maladie, craignant les préjugés. Il veut maintenant déconstruire certaines idées reçues. Il rappelle notamment que toutes les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ne présentent pas les mêmes symptômes et que l’absence de tremblements ne signifie pas qu’une personne n’est pas touchée par la maladie.

Pour se préparer au marathon, il maintient une routine d’environ quatre heures d’entraînement par semaine, en augmentant progressivement les distances.

Yves Langlois aborde cette épreuve avec humilité. Son ambition est simple : franchir la ligne d’arrivée avant que les bénévoles ne commencent à ranger le matériel. Un objectif qui, pour lui, représente bien plus qu’un exploit sportif. C’est une façon de prouver qu’avec de la détermination, il est possible de continuer à avancer malgré la maladie et d’inspirer d’autres personnes à faire de même.