Christine Fréchette s’inscrit dans la continuité des décisions prises par son gouvernement dans le dossier du transfert de la traverse de Rivière-du-Loup vers Cacouna.

Si elle est élue à la tête de la Coalition avenir Québec en avril prochain, l’aspirante première ministre ne reviendra pas sur la volonté du gouvernement de procéder au déménagement de la traverse, et ce, même si l’Autorité des marchés publics s’intéresse à la gestion faite par la Société des infrastructures dans ce dossier.

Comme François Legault l’avait mentionné lors d’une récente visite à Cacouna, il s’agit, selon elle, d’un dossier qui est clos. Elle ne donnera donc pas suite à la demande du maire de Rivière-du-Loup, Mario Bastille, qui lui suggérait notamment de se détacher de l’héritage de l’actuel premier ministre en traçant sa propre voie en revoyant le dossier de fond en comble.

« On a fait un jugement responsable pour les fonds publics. Il y avait vraiment des fonds considérables qui étaient engagés pour qu’on maintienne la traverse ici. On a opté pour une solution à proximité qui est beaucoup moins coûteuse pour les contribuables québécois et qui va être efficace. Donc la décision a été prise, le dossier est clos, puis on va de l’avant avec ça », de dire Christine Fréchette.

 

 

Christine Fréchette remet aussi en doute la promesse des partis d’opposition, dont celle du Parti Québécois, qui s’engagent à remettre à la Ville de Rivière-du-Loup toutes les études qui ont mené à la prise de décision du gouvernement en faveur d’un déménagement de la traverse.

« Est-ce qu’ils veulent rendre public les dossiers du Conseil des ministres? Ça, je les laisse décider, mais normalement, il y a le sceau de confidentialité qui prévaut », de préciser Christine Fréchette.

 

 

Par ailleurs, Christine Fréchette était de passage à Rivière-du-Loup, lundi, afin d’effectuer des propositions pour régler la crise du logement. Sa plateforme propose, entre autres, une mesure pour faciliter l’accès à la propriété, soit le remboursement d’une part significative des droits de mutation pour les premiers acheteurs. La candidate prévoit également la bonification du Programme d’habitation abordable Québec afin d’accélérer la construction de logements accessibles et abordables. Finalement, la candidate au trône caquiste entend pérenniser le pouvoir temporaire donné aux villes d’autoriser des projets résidentiels qui dérogent à leur règlement d’urbanisme, et ce, sans avoir à recourir à un référendum.