Un entrepreneur de la région a fait une sortie publique pour dénoncer l’inaction des gouvernements provincial et fédéral dans ses démarches afin de préserver sa main-d’œuvre étrangère.
Vincent Beauchesne, président du Groupe Véloce, n’a pas mâché ses mots pour décrire sa situation. Habituellement, il ne mêle pas les affaires et la politique. Cependant, il a maintenant atteint un point de non-retour qui le force à revoir sa façon de faire. L’abolition du Programme de l’expérience québécoise lui donne des maux de tête.
L’homme d’affaires doit constamment négocier avec des dédales administratifs afin de préserver ses travailleurs étrangers. Il doit investir temps et argent pour conserver ses acquis. Malgré tout, pas plus tard que la semaine dernière, il a perdu un employé originaire des Philippines.
Si rien n’est fait à court terme, il devra fort probablement encaisser d’autres mauvaises nouvelles dans les semaines et mois à venir. Il déplore que les élus locaux ne semblent pas être conscientisés par l’urgence de la situation. Vincent Beauchesne ajoute ainsi sa voix à celle de plusieurs autres entrepreneurs de la région qui demandent des actions, et ce, plus tôt que tard.
« Ce sont des coûts énormes pour l’entreprise, on veut garder nos gens, mais on n’a aucun, aucun support au niveau de nos députés. C’est ça que je déplore, moi, ce matin. Et en plus, moi, je vois là, hey, bravo, on a une députée qui se réjouie d’avoir permis à 42 personnes de rester. Hey, bravo! Mais nous, c’est quand notre tour? Comprenez-vous la rage qu’on peut avoir », de confier Vincent Beauchesne.