Telus pourrait supprimer des dizaines d’emplois en région au Québec. Près de 170 offres de départs volontaires ont été présentées à des employés.

Plus de la moitié des postes visés se trouvent à Rimouski et Sainte-Marie-de-Beauce. Selon les syndicats, environ 99 emplois sont touchés dans ces deux villes. Rimouski compterait à elle seule 64 postes concernés. À Sainte-Marie-de-Beauce, 35 travailleurs seraient visés. D’autres emplois sont aussi touchés à Montréal et à Québec, en moindre nombre.

Les syndicats affiliés au SCFP dénoncent une perte de « bons emplois » régionaux. Ils craignent un transfert accru du travail vers des sous-traitants à l’international. Telus affirme que ces offres ont été faites par souci d’équité entre les équipes. L’entreprise précise qu’il s’agit d’un programme déjà utilisé en 2025. Cette démarche serait liée à la transformation rapide du secteur des télécommunications. Telus évoque aussi la demande croissante pour des solutions libre-service.

Ailleurs au Canada, 697 offres de départs volontaires seraient également prévues. Les syndicats redoutent une surcharge de travail pour les employés restants. Ils craignent aussi une détérioration de la qualité des services offerts. Le mécontentement dans l’industrie des télécommunications est déjà élevé. Les représentants syndicaux jugent la décision contre-productive. Telus estime toutefois que peu d’employés accepteront les offres au Québec. Les syndicats parlent d’un coup dur pour les travailleurs touchés. Ils soulignent aussi l’impact économique négatif pour les régions concernées. Les emplois bien rémunérés y sont difficiles à remplacer.

La situation illustre une tendance lourde dans le secteur, selon eux. De plus en plus d’emplois seraient transférés hors du pays. Cela se ferait malgré des subventions publiques importantes. Et malgré des contrats gouvernementaux accordés au secteur. Les syndicats demandent un changement de cap. Ils appellent à la protection des emplois locaux. Le dossier soulève des inquiétudes économiques et sociales majeures. Il met en lumière les défis actuels des régions et du monde du travail.