La Beauce pourrait être durement touchée par les nouveaux tarifs douaniers américains, alors que 65 % des entreprises de la région exportent vers les États-Unis.
Hélène Latulippe, directrice générale du Conseil économique de Beauce, parle d’un « branle-bas de combat » chez les gens d’affaires et s’attend à une baisse des commandes dans les prochains mois, avec des pertes d’emplois possibles d’ici la fin de 2026.
Parmi les entreprises déjà affectées, Manac, de Saint-Georges, doit composer avec une taxe de 25 % sur ses produits exportés aux États-Unis. Le fabricant de semi-remorques a donc déplacé une partie de sa production vers son usine du Missouri.
Malgré tout, son usine de Saint-Georges, qui emploie plus de 950 travailleurs, demeure principalement axée sur la production de fourgons peu destinés au marché américain.
Mme Latulippe souligne que les impacts pourraient se faire sentir progressivement, jusqu’à ce que les carnets de commandes se vident. Le PDG de Manac, Charles Dutil, estime lui aussi que les répercussions pourraient toucher toute la chaîne manufacturière, du transport jusqu’au consommateur.
Source: Journal de Montréal
