Les intervenants qui militant pour le maintien des soins de santé à l’hôpital de Trois-Pistoles n’ont pas été impressionnés par leur rencontre de consultation avec les dirigeants du CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Maxime Martin, médecin et chef de l’urgence de Trois-Pistoles, parle d’une rencontre ayant des allure « d’exercice de relations publiques ». Plus que jamais, il craint des pertes importantes dans les soins de santé dans la région des Basques.

« Ma perception à l’heure actuelle, c’est que les dés sont pipés d’avance, qu’on va avoir des coupures de services, (0:05) et je crois que ce qu’on va perdre comme services, c’est notre unité d’observation 24-72 heures, qu’on va perdre fort probablement notre couverture ambulancière, puis fort probablement l’urgence va être amenée à fermer de nuit », de confier le médecin.

 

 

Maxime Martin invite le CISSS du Bas-Saint-Laurent à un réel processus de consultation transparent et axé sur les besoins de la population. Il est d’avis qu’il s’agit d’un dossier strictement politique, précisant qu’Amélie Dionne devra éventuellement prendre la défense de sa population.

« Moi, je suis persuadé de ça, que le levier pour faire avancer notre dossier va être politique. Actuellement, malheureusement, Mme Dionne est la porte-parole du CISSS du Bas-Saint-Laurent dans ce dossier-là. J’ai bien l’espoir que, quand elle va être mise devant le fait accompli, que ses citoyens vont devoir faire face à des coupures de services, qu’elle va pouvoir nous représenter, parce que c’est sûr qu’on va avoir besoin de son aide », de mentionner Maxime Martin.

 

 

Le médecin trouve que la pénurie de personnel, qui est souvent évoqué par le CISSS du Bas-Saint-Laurent pour justifier l’actuelle démarche, a souvent le dos large.

De nuit, on a deux infirmières et un médecin. Je ne peux pas croire que pour Santé Québec, il n’y a pas de solution pour maintenir ça », de conclure Maxime Martin.