Marielle Raymond ne cache pas son inquiétude sur l’avenir des soins de santé à Rivière-du-Loup.

Celle qui occupe les fonctions de présidente du comité des usagers de Rivière-du-Loup depuis 19 ans ne veut pas être alarmiste. Elle remarque toutefois une certaine forme de fragilité dans l’offre de soins à Rivière-du-Loup.

« Ça m’inquiète, ça m’inquiète. Voyez-vous là, on n’a pas parlé qu’on avait deux neurologues à Rivière-du-Loup. Ça fait deux ans qu’ils sont partis, on ne les a pas remplacés, en neurologie. Donc les personnes qui font un AVC ici, mettons que la personne a 88 ans fait un AVC, faut la descendre à Rimouski voir un neurologue », de dire Marielle Raymond.

 

 

Marielle Raymond croit que les intervenants locaux doivent s’inspirer des démarches qui ont été réalisées à Pohénégamook et Trois-Pistoles. Elle souhaite d’ailleurs sensibiliser le maire Mario Bastille sur l’importance de rester aux aguets par rapport aux décisions qui pourraient être prises éventuellement par le CISSS du Bas-Saint-Laurent ou Santé Québec, sans quoi Rivière-du-Loup pourrait en souffrir à court, moyen ou long terme.

« Moi, ça me fait peur un petit peu parce que Rimouski est un hôpital régional. Nous, ici, on était un hôpital régional. Je crains qu’on devienne un hôpital de campagne », de confier la présidente du comité des usagers de Rivière-du-Loup, qui songe d’ailleurs à prendre sa retraite d’ici peu.