Le comité citoyen Mes soins restent ICI tire la sonnette d’alarme sur la fragilité du réseau de santé et des services sociaux dans le Kamouraska.

Les récents enjeux vécus dans les urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook ravivent les inquiétudes quant à la capacité du réseau à répondre aux besoins de la population.

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Selon la docteure Marie-Ève Fromentin, porte-parole des professionnels de la santé, la situation s’explique notamment par un manque important de places en niveau de soins alternatifs, empêchant plusieurs patients de quitter l’hôpital même lorsque leur état est stabilisé. Le manque de lits de convalescence aggrave également la situation, notamment depuis la fermeture de l’Unité transitoire de réadaptation fonctionnelle à Saint-Pascal en 2017.

À cela s’ajoute un nombre insuffisant de places en ressources intermédiaires et en CHSLD. La fermeture de la ressource intermédiaire de Saint-Philippe-de-Néri en mars 2024 a entraîné la perte de neuf lits, toujours non remplacés. Pour le porte-parole citoyen Jean-Yves Rioux, cette situation découle de décisions prises au fil des ans, qui ont progressivement fragilisé l’offre de soins dans la région.

Dans un contexte de vieillissement de la population et de difficultés de recrutement, le comité entend poursuivre ses actions de mobilisation afin de défendre les soins de proximité au Kamouraska.