Benoit Giguère se dit déjà confortable dans ses nouvelles fonctions de maire à Saint-Juste-du-Lac.
Ancien directeur artistique du journal La Presse à Montréal, l’élu a acquis une propriété dans le Témiscouata il y a quelques années. Il a ainsi quitté pour de bon la grande ville pour s’établir en région. Il ne regrette visiblement pas son choix, lui qui plaît à diriger la destinée de Saint-Juste-du-Lac. Il le fait toujours dans le respect de ses concitoyens.
« Je m’en rends compte, je des gens de la ville qui arrivent en campagne et qui veulent que ça se passe comme en ville. Ce n’est pas ça que ça fonctionne. On doit être respectueux des valeurs des gens d’ici », de confier Benoit Giguère.
Benoit Giguère est maire depuis quelques semaines à peine. Il réalise déjà l’immense charge de travail que nécessite la fonction. Il assure toutefois qu’il a des idées plein la tête pour assurer la pérennité à long terme de Saint-Juste-du-Lac.
« La grandeur de l’administratif fait en sorte que oui, dès que tu arrives sur cette chaise-là, tu deviens conscient que chaque décision va avoir un impact sur quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un, sinon, sur quelqu’un que vous connaissez vous-même », d’avouer le nouveau maire.
En parallèle à ses fonctions à la mairie, Benoit Giguère est toujours président de la traverse du lac Témiscouata. La plus récente saison de navigation du Corégone a été couronnée de succès. Le travail est toutefois à refaire en 2026. La question du financement est toujours aussi brûlante. Benoit Giguère a l’intention de frapper à toutes les portes pour aller chercher de l’argent, incluant celles de la députée et ministre Amélie Dionne. Le gouvernement du Québec a mis fin au financement du Corégone en 2024.
« Moi, j’ai l’intention de cogner à toutes les portes existantes, ça c’est sûr et certain, parce que je considère que ça fait partie de l’écosystème touristique du Témiscouata et je pense qu’il faut faire en sorte de pérenniser la traverse », de mentionner Benoit Giguère.