Les entreprises ambulancières du Québec essuient un revers devant le Tribunal administratif du travail.

Leur demande visant à reconnaître la supervision des stages de paramédics comme service essentiel a été rejetée.

Plusieurs entreprises, dont Dessercom, Paraxion, Demers et Urgences-santé, avaient fait cette requête.
Elles craignaient que les grèves en cours retardent l’arrivée de nouveaux paramédics sur le marché du travail.

Le Tribunal estime toutefois que ces inquiétudes demeurent hypothétiques.
La juge administrative Myriam Bédard rappelle que la durée du conflit sera déterminante.

Selon elle, une entente rapide pourrait permettre la reprise des stages et l’embauche des finissants cet été.
Elle souligne aussi que les paramédics disposent de peu de moyens de pression, plusieurs de leurs tâches étant déjà considérées essentielles.

Trois organisations syndicales sont impliquées dans ce conflit de travail.
Il s’agit de syndicats affiliés à la CSN, des Travailleurs ambulanciers syndiqués de Beauce et de la Fédération du préhospitalier du Québec.
Les grèves dans le secteur durent déjà depuis plusieurs mois.