Fabian Antoine a été choqué la semaine dernière lorsqu’il a pris connaissance de la réaction de la députée Amélie Dionne, qui s’est réjouie de constater que 57 nouvelles invitations ont été envoyées par l’entremise du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) à des personnes en séjour temporaire qui habitent dans la région et qui souhaitent accéder à la résidence permanente.
Originaire de la Belgique, Fabian Antoine n’a pas encore eu cette chance d’être pigé lors du tirage au sort, qui a lieu à tous les derniers jeudis du mois. Celui qui réside à Saint-Antonin avec sa conjointe et ses enfants vit dans l’incertitude. Son permis temporaire expire en novembre prochain. S’il ne fait pas partie des chanceux lors des prochaines rondes d’invitation au Programme de sélection des travailleurs qualifiés, il pourrait devoir retourner en Europe.
« Je ne me suis pas réjoui lorsqu’Amélie Dionne a effectué sa sortie la semaine dernière. J’ai plutôt bondi de mon fauteuil, j’étais outré. Maintenant, à chaque tirage, on se dit, tiens, si je ne suis pas tiré, qu’est-ce qui va advenir de moi ? Est-ce qu’à un moment donné, je vais devoir redéraciner tout le monde ? Retour à la case départ en Belgique ? Ça, personne chez nous ne le veut. C’est ça que l’incertitude de l’avenir nous pèse. Ça stresse et ça crée de l’anxiété », de confier Fabian Antoine, en entrevue sur les ondes de Ciel FM vendredi matin.
Fabian Antoine souhaite conscientiser la population ainsi que les élus à l’envers de la médaille. Il vit constamment dans l’angoisse, lui qui œuvre dans le domaine automobile. Pour sa part, sa conjointe travaille pour le CPE Rivière-du-Loup. Il déplore les dédales administratifs derrière son désir d’obtenir éventuellement sa résidence permanente. L’attente avant de recevoir une invitation de Québec est imprévisible et crève-cœur. Sans le support, entre autres, de son employeur, il ne réussirait pas à passer au travers.
« Comme nous, le compte à rebours, il est vraiment bien enclenché parce que le permis se termine en novembre de cette année-ci. Moi, ce que j’ai fait, j’ai demandé à mon employeur s’il était d’accord de refaire un nouveau permis de travail. Donc, j’ai eu la chance que mon employeur me dise oui. Maintenant, ce qu’il faut savoir, c’est que ça coûte du temps, parce que c’est… Vous connaissez les douze travaux d’Astérix, c’est à peu près similaire à ça », d’avouer Fabian Antoine.
Vendredi, il a été confirmé qu’Ottawa allait accorder une prolongation d’un an des permis de travail des immigrants temporaires du Québec. Ceux qui ont présenté une demande de sélection permanente dans le cadre du nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés du Québec et qui attendent l’évaluation de leur demande sont admissibles à cette prolongation d’un an des permis de travail.