Martine St-Pierre se dit déçue et en colère de la décision du Centre de services scolaire de Kamouraska–Rivière-du-Loup de reléguer aux calendes grecques le projet de construction d’une nouvelle école primaire à Saint-Antonin.

La mairesse déplore également que la décision ait été communiquée à l’ancien conseil municipal, dirigé par Michel Nadeau, sans que celui-ci ne juge bon de la rendre publique.

« C’est qu’on était extrêmement fâchés de la façon qu’on l’a appris, on l’a appris comme un cocu. Faute de disponibilité, la rencontre n’a pas pu avoir lieu avant que vous donniez l’entrevue à Mme Dufour. Donc, c’est un concours de mauvaise circonstance du fait que mon équipe, on l’a appris par les médias. Ce qui nous a aussi frustrés, c’est que l’ancienne administration municipale savait depuis juin 2025 que ce projet-là de nouvelle école ne serait pas déposé et il n’y a pas eu de suivi de fait là-dessus », de pester Martine St-Pierre.

 

 

Selon Martine St-Pierre, le développement résidentiel attendu au cours des prochaines années à Saint-Antonin justifie amplement la construction d’une nouvelle école primaire.

« Je me demande quelle est la vision actuelle, autant du Centre de services scolaire que du ministère. On ne réalise pas qu’à Saint-Antonin, actuellement, dans le développement, on a 242 terrains qui, d’ici un an, seront disponible. Donc, je ne peux pas croire que ce sont tous des célibataires qui vont aller se loger dans ces maisons », de mentionner la mairesse.

 

 

La mairesse entend donc travailler afin que le projet redevienne une priorité pour le Centre de services scolaire de Kamouraska–Rivière-du-Loup. Martine St-Pierre interpelle également les candidats de la circonscription de Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques afin qu’ils prennent position dans ce dossier.

« Je considère que la valeur de nos enfants vaut plus chère qu’un critère d’un bureaucrate qui est à Québec, qui ne sait pas que nous, on a des terrains à développer, qui ne réalise pas que d’ici trois à cinq ans, on peut atteindre une population facilement de 5 000 habitants de Saint-Antonin. C’est une vision carrément déficiente », de conclure Martine St-Pierre.