Ultimement, la Compagnie de navigation des Basques souhaiterait pouvoir assembler en cale sèche, à Trois-Pistoles, le navire qui succédera éventuellement à l’Héritage 1.

Cette affirmation a été faite lundi matin par le capitaine et porte-parole de l’Héritage 1 Jean-Philippe Rioux lors d’une entrevue téléphonique avec notre service des nouvelles.

« En fait, si on a une cale sèche, on peut s’en construire un. Le but ultime à long terme, c’est de le construire là, notre nouveau bateau. Oui, c’est gros. Si on a une cale sèche, puis on a un bateau, puis on commence par le réparer, puis on commence à développer notre expertise, puis on commence à avoir du monde, après ça, on est aussi capable de construire notre navire en section, puis de le monter là », de dire Jean-Philippe Rioux.

 

 

L’idée, bien qu’embryonnaire, est actuellement en processus d’évaluation financière, alors que trois options seraient sur la table à dessin, soit par processus de halage, d’écluse ou de cale sèche flottante. À terme, l’installation pourrait aussi servir à d’autres usages locaux.

« Est-ce qu’on ne pourrait pas aménager une rampe d’accès pour le fleuve? Parce qu’il y a une rampe à la marina qui fonctionne à Trois-Pistoles, mais qui est un peu difficile pour certains navires en raison de la configuration. Et après ça, si les bateaux de pêche à Trois-Pistoles ont des réparations à faire, ils pourraient avoir cette possibilité-là, certainement. Notre but, ce n’est pas d’aller chercher le traversier à Rivière-du-Loup pour aller effectuer des travaux de cale sèche. Notre but, c’est vraiment de subvenir à nos propres besoins », de mentionner le capitaine de l’Héritage 1.

 

 

Le capitaine Rioux reconnait toutefois qu’on est loin de la coupe aux lèvres, compte tenu que des études environnementales seront nécessaires, et ce, tant au niveau provincial qu’au niveau fédéral.

« C’est certain que le gros morceau de tout ça, c’est l’environnement. Parce qu’il faut demander des études environnementales, parce que la colonne d’eau appartient aux au gouvernement fédéral, mais le fond de l’eau appartient au gouvernement provincial », de préciser Jean-Philippe Rioux.

 

 

Par ailleurs, les réflexions préliminaires laissent entrevoir que l’ouvrage pourrait se rentabiliser à partir de la 5e année d’opération.