L’éclosion de panleucopénie féline actuellement observée à Rivière-du-Loup est d’une ampleur jamais vue dans le milieu vétérinaire régional.
En entrevue sur les ondes de CIEL FM, la vétérinaire et propriétaire de l’Hôpital vétérinaire de Rivière-du-Loup, Dre Heidie Pomerleau, a concédé qu’il s’agissait d’une situation qu’elle n’avait jamais vécue en 19 ans de carrière.
« Oui, il y a eu, dans les dernières années, des petits outbreaks de ce virus-là, mais qui ont toujours été assez contenus. Mais là, ce qu’on vit présentement, c’est quelque chose que moi, en 19 ans de carrière, je n’avais pas encore vu arriver à Rivière-du-Loup », de préciser Heidie Pomerleau.
Bien que la maladie soit très virulente et que le virus puisse survivre jusqu’à 18 mois dans l’environnement en l’absence d’animaux, elle souligne que des moyens de prévention sont accessibles aux propriétaires de félins. La vaccination des chats adultes et des chatons, dès que possible, demeure la meilleure solution.
« Le nerf de la guerre, c’est qu’un animal devrait être vacciné de base. Ça, ça devrait être la chose pour vraiment protéger à 100 % votre animal. Si on ne souhaite pas vacciner, c’est de limiter les comportements à risque, donc d’éviter d’avoir des contacts avec des portées, des jeunes chatons. Et de ne pas adopter des nouveaux animaux si notre animal n’est pas vacciné », de préciser la vétérinaire d’expérience.
Cette situation exceptionnelle a des répercussions sur le fonctionnement quotidien de l’hôpital vétérinaire de la Dre Pomerleau. Cette dernière assure qu’elle et son équipe sont disposées à accueillir de nouveaux patients. Des mesures de prévention et d’information ont également été mises en place depuis la découverte de foyers de panleucopénie féline sur le territoire.
« On est même en train de se dire qu’on va peut-être dédier une ressource au téléphone pour donner un peu plus d’informations. On a construit un petit document qu’on donne aux gens par courriel quand ils nous appellent pour donner plus d’informations, pour que les gens puissent prendre aussi des décisions éclairées par rapport à leur situation à eux. Puis on envisage de peut-être mettre les bouchées doubles puis offrir des plages supplémentaires de vaccination », de confier Heidie Pomerleau.