Depuis lundi, 34 organismes communautaires autonomes sur la Côte-Nord ont choisi de joindre le mouvement national de grève et de revendications ‘Le communautaire à boutte!’.

Les grèves complètes ou partielles qui affectent des activités de ces OSBL se poursuivront jusqu’au 2 avril en vue de signifier au gouvernement québécois leur ras-le-bol du sous-financement qui les affecte depuis des années et l’épuisement grandissant des équipes qui soutiennent les personnes dans le besoin.

Une manifestation telle qu’on ne l’a pas vue depuis 25 ans est prévue à Québec au terme de ces moyens de pression.

L’une des porte-parole du mouvement, Mélanie Martel du CALACS Pointe-du-jour à Sept-Iles, indique que ce n’est pas de gaité de coeur que certains organismes fermeront leurs portes.

Pendant ces deux semaines, le plan d’action régional prévoit aussi la diffusion de vidéos informatives, la distribution de tracts auprès des automobilistes, l’adresse de demandes d’appuis aux élus, la tenue d’un flash mob à Baie-Comeau le 27 mars et des rassemblements devant les bureaux de circonscription des députés le 30 mars.

D’autres moyens de pression sont envisagés avant les prochaines élections.

Les organismes rappellent que faute de moyens, ils doivent souvent suspendre leurs activités durant l’été et qu’ainsi, leurs travailleurs s’appauvrissent, eux qui gagnent en moyenne entre 19 et 21 dollars l’heure et n’ont aucun fonds de pension.

Mylène Beaulieu, co-porte-parole de la campagne de mobilisation et travailleuse à la Maison Anita-Lebel de Baie-Comeau, indique que l’offre du dernier budget Girard n’est pas suffisante aux yeux des grévistes puisque 20 millions de dollars sont donnés par Québec, ce qui représente environ 6 000 $ de plus par organisme pour l’année prochaine.