La situation du manque de main-d’œuvre chronique frappe de plein fouet les dirigeants des centres de la petite enfance de la région.

Marie-Claude Desbiens, directrice générale du CPE de Rivière-du-Loup, doit négocier avec une épée de Damoclès qui lui pend au-dessus de la tête. Depuis le début de l’année, elle a dû se résigner à fermer temporairement les portes d’une installation en vertu d’un bris de service d’une journée, et ce, à trois reprises. Encore aujourd’hui, les parents qui ont des enfants qui fréquentent la salle des Abeilles de la Salicorne à Saint-Antonin sont invités à prévoir un plan B pour les prochains jours en cas de fermeture de dernière minute. Le peu de relève ainsi que les départs à la retraite qui s’accumulent placent la dirigeante dans une position très inconfortable.

« On est vraiment dans un boom. C’est du travail de longue haleine des dernières années pour avoir plusieurs projets de développement pour la MRC. Ce sont toutes des bonnes nouvelles et à chaque fois qu’on en ouvre une, on a des moments de panique parce qu’on le sait que ça va être très, très difficile après les premiers mois d’ouverture », de mentionner Marie-Claude Desbiens.

 

 

Marie-Claude Desbiens, il n’y a pas de recette miracle. Selon elle, le gouvernement en a fait beaucoup pour l’aider à contrer cette pénurie de main-d’œuvre. Elle déplore toutefois la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), qui a grandement affecté son organisation.

« Nous, on avait quatre personnes qui étaient venues travailler au CPE de Rivière-du-Loup. Et sur les quatre, il y en a deux qui ont quitté avec l’abolition du PEQ. Puis là, présentement, on essaie de maintenir nos deux dernières personnes qui sont encore avec nous et qui font un travail formidable en espérant qu’on va être capable de maintenir leur statut », de conclure la directrice générale du CPE de Rivière-du-Loup.