Le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent a confirmé vendredi après-midi que les urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook seront maintenues.

Il s’agit d’une victoire citoyenne importante. Les populations des deux communautés ont multiplié les sorties publiques pour faire pression afin d’obtenir cette décision du CISSS.

« Nous avons bien entendu la population des Basques et du Témiscouata. Les réflexions et les discussions sur l’avenir des soins et services de première ligne dans les deux communautés doivent se faire dans les meilleures conditions. Celles-ci ne sont tout simplement pas réunies en ce moment. Nous allons continuer à travailler avec nos équipes sur le terrain pour trouver des solutions, notamment pour faire face aux enjeux potentiels de bris de services dans les deux installations. Je veux être clair : les deux urgences restent ouvertes » déclare Jean-Christophe Carvalho, président-directeur général du CISSS du Bas-Saint-Laurent.

Les consultations publiques prévues à Pohénégamook et à Trois-Pistoles les 17 et 18 février sont donc annulées. Le CISSS assure que les services seront maintenus dans leur forme actuelle.

Appelé à réagir, le Dr Maxime Martin, chef de l’urgence de l’hôpital de Trois-Pistoles, n’a pas caché qu’il a poussé un soupir de soulagement en apprenant la nouvelle. Il avait d’ailleurs une bonne pensée pour tous les citoyens des Basques qui pourront préserver leur urgence.

« Je pense que c’est un énorme soulagement pour les patients, surtout, parce que toute cette lutte-là dans la dernière année, ça a d’abord et avant tout été parce qu’on croyait que ça allait être une perte énorme pour les patients. De savoir qu’ils ont réussi à se faire entendre, c’est vraiment merveilleux pour eux, puis on est bien heureux de ça », de dire le médecin.

 

 

Malgré la bonne nouvelle du jour, Maxime Martin n’a pas l’intention de baisser la garde dans les prochaines années. Si le CISSS a voulu faire le coup une fois, il pourrait être tenté de revenir à la charge d’ici quelques années.

« Est-ce qu’on va garder une vigilance? À l’heure actuelle, nous sommes sauvés. On espère que ça va être une situation qui va demeurer pérenne dans le temps », de dire le Dr Maxime Martin.

 

 

Notre service de nouvelle a voulu obtenir les commentaires de Jean-Christophe Carvalho sur cette volte-face du CISSS, mais la demande a été déclinée par son service des communications.