Les changements importants apportés à l’horaire du traversier F.-A.-Gauthier et qui entreront en vigueur au mois de mai ne font pas l’affaire de certains intervenants économiques de la Côte-Nord.

Le préfet de la MRC de Manicouagan, Guillaume Tremblay, voit mal comment la Société des traversiers du Québec peut prétendre contribuer au développement de la région en rétrécissant la durée de la haute saison et en enlevant des départs à certains jours à compter de cet automne.

A l’idée que la STQ ait adapté son horaire en s’appuyant sur l’optimisation de ses ressources financières et pour faire face au manque de personnel, Guillaume Tremblay reste sceptique face à ces enjeux.

Même si la STQ a indiqué qu’elle serait plus enclin à programmer des traversées supplémentaires en cas de besoin ponctuel, le préfet considère qu’on n’offrira pas un maximum de service et que la prévisibilité pourrait en prendre pour son rhume, donc inacceptable.

Le maire de Godbout, Guy Côté, réagit également à l’effet qu’à partir du 14 septembre, seuls les quais de Matane et de Baie-Comeau seront utilisés les mardis, ce qui prive sa municipalité selon son calcul d’une quarantaine de départs par an.

Il rappelle que huit travailleurs de la traverse Matane/Godbout sont basés dans la localité et que trois occasionnels songent maintenant à partir du village.

Guy Côté rappelle que bon nombre de motoneigistes préfèrent débarquer à Godbout afin d’éviter le sentier fédéré qui part de Baie-Comeau, jugé plus difficile pour eux.

Il indique enfin que certaines compagnies d’alimentation qui desservent la Côte-Nord plus à l’est ont besoin d’un service régulier à Godbout pour le retour, question de pouvoir respecter leur horaire de livraison.