Les incendies de forêt qui font actuellement rage en France amènent avec eux leur lot d’inquiétudes.

C’est du moins l’impression de Samuel Brassard, lui qui participe actuellement à l’échange impliquant les villes de Rivière-du-Loup et de Périgueux, en France. Installé depuis maintenant quelques semaines dans une famille d’accueil en territoire français, ce dernier a parlé d’un climat de tension partout autour de lui, même si la menace des feux de forêt se situe, à ce jour, à près d’une centaine de kilomètres de l’endroit où il se trouve.

Plus de 115 000 hectares de végétation ont été parcourus par les flammes en France, marquant une saison d’incendies d’une ampleur exceptionnelle alimentée par des vagues de chaleur hâtives et une forte sécheresse. Une situation qui n’a pas été vue en vingt ans.

« Il y a beaucoup d’incertitudes. Non, ça fait vraiment réagir. Il y a également Jean-Louis, le président de l’association Rivière-du-Loup Périgueux, qui est sapeur-pompier. Il a été demandé à venir en aide sur les feux, puis ça fait une semaine qu’il est parti. Il est revenu deux jours, puis on l’a redemandé. Donc, tu sais, ça occupe beaucoup les ressources », de préciser Samuel Brassard.

 

 

Même s’il concède qu’il ressent les effets de la fumée de ces feux, et ce, surtout au lever du soleil, Samuel Brassard mentionne ne pas sentir d’élan de panique face à cette situation historique. Selon lui, la ville de Périgueux mise sur un système qui sera activé si la menace devait se propager. En attendant, celui qui a pris le chemin de la France au début du mois continue de vaquer à ses occupations quotidiennes, lui qui travaille auprès de la mairie de Périgueux.

« Les gens ont un peu peur parce que c’est la première fois qu’ils voient ça, un feu de cette ampleur-là ici. Il y a un matin, je me suis réveillé et c’est la première chose qui m’est venue au nez. Je n’avais même pas quitté mon lit et ça sentait ça. Mais le vivre de si près, j’ai l’impression d’être dedans. C’est sûr que les autorités conseillent très fortement aux gens de ne pas se rendre dans les régions touchées », de confier le Louperivois.