Les élus de la Côte-Nord et les chefs innus réaffirment leur volonté de travailler ensemble

Plus de dix ans après la signature d’un premier protocole de rapprochement, les chefs de la Nation innue au Québec et les élus municipaux de la Côte-Nord réaffirment leur engagement à poursuivre leur collaboration.

Réunis jeudi dernier à Mani-Utenam, les représentants des deux parties ont convenu de renforcer leur partenariat dans un esprit de respect mutuel, de dialogue et de collaboration. Cette rencontre s’est tenue dans un contexte où la région fait face à plusieurs défis importants.

Parmi les enjeux abordés figurent l’accès aux soins de santé et aux services sociaux, l’éducation, le désenclavement de la Côte-Nord, le transport des travailleurs, l’attraction et la rétention de la population ainsi que le développement économique durable.

La préfète de la MRC de La Haute-Côte-Nord et présidente par intérim de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord, Micheline Anctil, rappelle que les raisons de travailler ensemble sont aujourd’hui plus fortes que jamais. Selon elle, lorsque les communautés innues et les municipalités avancent dans la même direction, c’est toute la Côte-Nord qui en ressort gagnante.

De son côté, le chef de la Première Nation d’Essipit, Martin Dufour, souligne que les peuples innus occupent le Nitassinan depuis des millénaires et partagent désormais plusieurs aspirations avec les autres communautés de la région. Il estime que la confiance, le respect et la recherche de solutions communes sont essentiels pour assurer un avenir meilleur aux prochaines générations.

Les discussions ont également permis de rappeler les principes du protocole signé en 2015, qui reconnaît notamment les droits des Premières Nations innues et favorise un dialogue permanent entre les communautés autochtones et les élus municipaux.

Enfin, les participants ont rendu hommage au chef de Pessamit, René Simon, l’un des signataires du protocole de 2015. À l’approche de son retrait de la vie politique, ils ont salué son leadership et sa contribution au rapprochement entre les Premières Nations et les municipalités de la Côte-Nord.

Les élus ont confirmé leur intention de mettre à jour le protocole de rapprochement afin qu’il reflète les réalités et les enjeux d’aujourd’hui.