Le conseiller du quartier St-Georges à Baie-Comeau, Marc Rainville, a révélé avoir reçu une menace de la directrice générale des Entreprises Jean Fournier, Anne Fournier, la veille de la tenue d’une première rencontre avec les citoyens concernés par le dynamitage de la carrière le 4 août dernier.
Dans le contexte de la lutte que des citoyens mènent à l’endroit de la Carrière Jean Fournier située sur la route Maritime au pied du quartier résidentiel, le conseiller se serait fait dire dans un appel téléphonique que s’il concluait publiquement à la présumée toxicité des poussières qui émanent de la carrière, qu’il ferait alors l’objet de poursuites judiciaires.
Marc Rainville aurait souhaité du reste que la municipalité l’appuie dans ses interventions auprès des citoyens.
Une trentaine de citoyens concernés par les travaux à la carrière étaient réunis mardi soir à l’invitation du Comité St-Georges pour faire le point sur les démarches et les attentes quant à améliorer la qualité de vie dans le district.
La Ville de Baie-Comeau a envoyé un memo aux journalistes indiquant qu’elle n’était nullement impliquée dans l’organisation de cette rencontre et que le conseiller agissait à titre personnel.
Ce qui a offusqué plusieurs citoyens présents qui se sentent abandonnés à eux mêmes par la municipalité, dont Christian Maltais, conseiller en affaires juridiques pour le comité, qui mentionne un climat de terreur.
Des témoignages ont de nouveau surgi durant la soirée, comme quoi des personnes âgées et des enfants vivaient de l’anxiété à chaque annonce d’un dynamitage à venir par l’entreprise, en plus de présumés dommages de plusieurs dizaines de milliers de dollars causés aux résidences par les vibrations des explosifs.
Le Comité St-Georges mise expressément dans ses prochaines actions sur les plaintes que les citoyens voudront adresser au ministère de l’Environnement et à la direction de la Santé publique en fournissant des formulaires facilitant leur envoi.
L’un des porte-parole du comité, Julien Gagné, n’hésite pas à dire que des ‘bombes’ explosent près des résidences.
Dans un communiqué, les Entreprises Jean Fournier ont déjà signifié qu’elles n’avaient rien à se reprocher et qu’elles avaient pris des dispositions afin d’atténuer les inconvénients liés à ses opérations.