Les cas de violence dans les salles de classe et les écoles de la région sont en hausse.
Selon Natacha Blanchet, présidente du Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage, le phénomène a pris de l’ampleur dans les cinq dernières années et implique régulièrement les plus jeunes. Et contrairement à la croyance populaire, la violence dans les écoles n’est pas un problème exclusif aux grands centres.
« On le vit beaucoup chez les petits. Il y a bien évidemment de la violence physique chez les petits, dès le préscolaire et ça se transporte jusqu’au premier cycle. Je vous le dis, c’est vraiment important, car on a même des enseignants qui partent en congé de maladie », de préciser Natacha Blanchet.
Selon différents intervenants, la mise en place du vouvoiement dans les établissements scolaires pourrait aider à diminuer les cas de violence. Pour d’autres, il s’agit d’une fausse solution qui aura des impacts négligeables sur la violence et l’intimidation.
« En général, les membres, si on pense aux enseignants qui sont au primaire et au secondaire, c’est sûr que ce n’est pas un gros cheval de bataille, mais c’est sûr que pour les plus jeunes, c’est compliqué. Mais encore une fois, comme je disais, c’est toujours pourquoi cette mesure-là vient du gouvernement? Pourquoi elle ne pourrait pas émaner du milieu », de préciser la présidente du Syndicat de l’enseignement du Grand-Portage.